L’agriculture vivrière : quelle place en France ?

Publié le : 02 avril 202413 mins de lecture

Aujourd’hui, nombreux s’intéressent à l’agriculture vivrière en France. C’est une agriculture principalement destinée à l’autoconsommation des paysans et des populations locales. Elle est moins déviée vers les  industries agroalimentaires et les produits d’exportation. En effet, elle se consacre amplement dans l’économie de subsistance.

L’agriculture vivrière, fondement ancestral de la sécurité alimentaire, joue un rôle crucial dans l’approvisionnement en denrées alimentaires essentielles à la population. En France, pays aux paysages agricoles variés et à la riche tradition agricole, cette forme d’agriculture revêt une importance particulière. Mais quelle est réellement sa place dans le contexte agricole contemporain de la France ? Comment cette pratique ancestrale évolue-t-elle dans un paysage agricole dominé par l’agro-industrie et la mondialisation ? Dans cet article, nous explorerons la réalité de l’agriculture vivrière en France, son importance, ses défis et son avenir dans un monde en mutation rapide.

Qu’est-ce qu’une agriculture vivrière ?

L’agriculture vivrière, également connue sous le nom d’agriculture de subsistance, désigne une forme d’agriculture axée sur la production d’aliments destinés à la consommation locale et à la satisfaction des besoins alimentaires de la communauté locale. Contrairement à l’agriculture commerciale qui vise principalement la production pour le marché, l’agriculture vivrière met l’accent sur la sécurité alimentaire et l’autosuffisance des populations locales.Qu'est-ce qu'une agriculture vivrière ?

Les cultures vivrières typiques incluent des cultures de base telles que le riz, le maïs, le blé, les légumes, les fruits et les tubercules, ainsi que l’élevage de petits animaux comme les poules, les chèvres et les porcs pour la production de viande, d’œufs et de lait. Ces cultures et activités d’élevage sont souvent intégrées dans des systèmes agricoles familiaux, où les agriculteurs cultivent une diversité de produits pour répondre aux besoins alimentaires de leur propre famille ainsi que de la communauté locale.

L’agriculture vivrière joue un rôle crucial dans la sécurité alimentaire des populations rurales et urbaines dans de nombreuses régions du monde, en fournissant des aliments nutritifs et accessibles. Elle contribue également à la préservation de la biodiversité agricole, à la conservation des savoirs traditionnels et à la résilience des communautés face aux chocs économiques, environnementaux et climatiques.

Cependant, l’agriculture vivrière est confrontée à plusieurs défis, notamment la pression croissante sur les terres agricoles, les ressources naturelles limitées, les changements climatiques, ainsi que les politiques agricoles et commerciales qui favorisent souvent l’agriculture commerciale au détriment de l’agriculture vivrière. Malgré ces défis, l’importance de l’agriculture vivrière dans la promotion de la sécurité alimentaire, de la durabilité et de l’autosuffisance alimentaire reste incontestable.

Pourquoi l’agriculture vivrière est-elle sollicitée en France ?

Comme il a été mentionné, l’agriculture vivrière est une agriculture destinée à l’autoconsommation. Les paysans, la population locale ainsi que les animaux dépendent fortement de cette agriculture. Tout pays cherchant à minimiser ses produits d’importations pratique cette agriculture. Les produits d’importations sont souvent moins assurés surtout  quand il s’agit des produits alimentaires. Plusieurs pays exportateurs des cultures vivrières cherchent uniquement à maximiser leurs profits sans se soucier essentiellement des effets sinistres inattendus. En effet, le gouvernement encourage ses cultivateurs à améliorer leurs stratégies de production afin de fournir à leurs populations locales des cultures vivrières adaptées. Le prix d’importation des produits vivriers figure  également parmi les raisons qui poussent le gouvernement français  à solliciter l’adoption de l’agriculture vivrière.

En France, l’agriculture vivrière demeure sollicitée pour plusieurs raisons clés, malgré le développement prépondérant de l’agriculture commerciale et industrielle. Voici quelques-unes des raisons principales :

  • Sécurité alimentaire : Bien que la France soit un pays développé avec un accès relativement aisé aux denrées alimentaires, la sécurité alimentaire reste une préoccupation importante. L’agriculture vivrière contribue à garantir une disponibilité constante d’aliments de base, réduisant ainsi la dépendance vis-à-vis des importations alimentaires et assurant une alimentation stable aux populations locales.
  • Diversification des sources d’alimentation : L’agriculture vivrière permet de diversifier les sources d’alimentation en proposant une variété de produits locaux frais et de saison. Elle offre ainsi aux consommateurs la possibilité de choisir des aliments de qualité, produits localement et souvent selon des méthodes de culture durables.
  • Préservation du patrimoine agricole : L’agriculture vivrière contribue à préserver la richesse et la diversité du patrimoine agricole français, en encourageant la culture de variétés traditionnelles, la conservation des savoir-faire ancestraux et le maintien de paysages agricoles diversifiés.
  • Création d’emplois et de dynamisme rural : L’agriculture vivrière joue un rôle essentiel dans le maintien de l’activité économique dans les zones rurales, en favorisant la création d’emplois locaux et en dynamisant les marchés locaux. Elle contribue ainsi au maintien de la population dans ces zones et à la vitalité des communautés rurales.
  • Durabilité et respect de l’environnement : Par rapport à l’agriculture intensive, l’agriculture vivrière favorise souvent des pratiques agricoles plus durables, telles que l’agriculture biologique, la rotation des cultures et l’utilisation limitée d’intrants chimiques. Elle contribue ainsi à la préservation de la biodiversité, à la santé des sols et à la réduction de l’empreinte environnementale de l’agriculture.

En résumé, l’agriculture vivrière demeure sollicitée en France en raison de ses multiples avantages, notamment sa contribution à la sécurité alimentaire, sa capacité à diversifier les sources d’alimentation, son rôle dans la préservation du patrimoine agricole, son impact positif sur l’économie rurale et son engagement en faveur de la durabilité environnementale.

Quels sont les produits vivriers les plus sollicités en France ?

Nombreux produits vivriers existent en France. Les produits vivriers peuvent être classés en trois types : les féculents, les céréales ainsi que les fruits et légumes. Les féculents les plus cultivés en France sont la banane, le manioc, l’igname, la patate douce ainsi que le taro. Ces féculents se cultivent dans plusieurs régions de France. S’agissant des céréales, les agriculteurs pratiquent la culture du maïs, du riz, du sorghos, du fonios, mais surtout du blé. Le blé est la céréale la plus cultivée en France. Concernant les fruits, la plupart des types s’y trouvent : l’ananas, la mangue, l’orange, l’avocat et bien d’autres encore. Divers types de légumes existent également en France : les carottes, les courgettes, les haricots verts, les concombres et tant d’autres encore. Les Français utilisent des moyens très particuliers concernant les cultures de fruits et légumes  puisqu’ils se mangent parfois tout crus. Ils sont alors  très stricts par rapport aux engrais utilisés.

En France, plusieurs produits vivriers sont particulièrement sollicités en raison de leur importance dans l’alimentation quotidienne et de leur valorisation dans la gastronomie française. Voici quelques-uns des produits vivriers les plus populaires et sollicités :

  • Céréales : Les céréales, notamment le blé, le maïs et l’orge, sont largement utilisées dans l’alimentation française. Elles sont transformées en une variété de produits tels que le pain, les pâtes, les céréales pour le petit-déjeuner et les biscuits.
  • Produits laitiers : Les produits laitiers occupent une place de choix dans l’alimentation française, avec une forte consommation de lait, de fromage, de yaourt et de beurre. La France est réputée pour sa grande diversité de fromages, allant des fromages régionaux aux fromages de renommée mondiale tels que le Camembert, le Roquefort et le Brie.
  • Viande : La consommation de viande est également importante en France, avec une préférence pour le bœuf, le porc, le poulet et l’agneau. Les viandes françaises sont souvent valorisées pour leur qualité et leur origine locale, avec une tendance croissante vers les produits issus de l’agriculture biologique et de l’élevage en plein air.
  • Fruits et légumes : Les fruits et légumes occupent une place importante dans l’alimentation française, avec une consommation régulière de produits frais et de saison. Les légumes tels que les pommes de terre, les carottes, les tomates et les salades sont largement utilisés dans la cuisine française, tout comme les fruits tels que les pommes, les poires, les fraises et les cerises.
  • Produits de la mer : En tant que pays côtier, la France est réputée pour sa consommation de produits de la mer tels que le poisson, les crustacés et les mollusques. Les produits de la mer sont souvent mis en valeur dans la cuisine française, avec des plats emblématiques tels que la bouillabaisse, les moules marinières et les huîtres.
  • Œufs : Les œufs sont largement consommés en France, que ce soit comme ingrédient dans de nombreux plats traditionnels ou simplement comme accompagnement au petit-déjeuner.

Ces produits vivriers occupent une place centrale dans l’alimentation et la culture françaises, reflétant la richesse et la diversité de la gastronomie française.

Les liens entre l’agriculture vivrière et le commerce aujourd’hui

Le commerce engendre des répercussions directes sur l’agriculture vivrière. Le commerce conduit constamment à une apparition d’importation et d’exportation.Dans la plupart des pays, les exportations et les importations des produits vivriers ont un très grand impact sur l’approvisionnement alimentaire. L’existence des importations peut réformer les produits locaux. Elle pousse les cultivateurs à stimuler un changement et une innovation au niveau de la production interne afin d’obtenir une productivité accrue. Autrement dit, les agriculteurs vivriers sont obligés d’améliorer leur productivité vu qu’ils sont en concurrence avec les produits importés. Les exportations peuvent adhérer à la réduction de la pauvreté étant donné que les recettes  vont contribuer à l’amélioration de vie des populations à faible revenu. Les agricultures vivrières peuvent connaitre leur essor dans l’exportation si la productivité s’effectue en grande quantité et respecte une qualité en rigueur.

De nos jours, les liens entre l’agriculture vivrière et le commerce sont de plus en plus étroits, bien que parfois complexes et souvent influencés par des facteurs socio-économiques et politiques. Voici quelques-uns des liens les plus importants entre l’agriculture vivrière et le commerce :

  • Importations et exportations : Alors que l’agriculture vivrière vise généralement à fournir des denrées alimentaires pour la consommation locale, de nombreux pays dépendent également des importations pour compléter leur offre alimentaire. De même, certains pays exportent leurs produits vivriers excédentaires pour répondre à la demande internationale, ce qui crée un lien direct entre l’agriculture vivrière et le commerce mondial.
  • Échanges régionaux : Au sein d’une région ou d’une zone économique donnée, les échanges de produits vivriers peuvent jouer un rôle crucial dans la sécurité alimentaire et la stabilité économique. Les accords commerciaux régionaux visent souvent à faciliter les échanges de denrées alimentaires entre les pays membres, favorisant ainsi la coopération et l’intégration économique.
  • Commerce équitable : Le mouvement du commerce équitable vise à garantir des conditions commerciales justes et équitables pour les producteurs agricoles, y compris ceux qui pratiquent l’agriculture vivrière. En favorisant des prix rémunérateurs, des relations commerciales durables et la protection des droits des travailleurs, le commerce équitable contribue à soutenir les communautés agricoles et à promouvoir des pratiques agricoles durables.
  • Chaînes d’approvisionnement mondiales : Les produits vivriers peuvent être intégrés dans des chaînes d’approvisionnement mondiales complexes, où ils sont transformés, emballés et distribués à travers le monde. Cela peut entraîner des opportunités de développement économique pour les producteurs agricoles, mais aussi des défis en termes de dépendance vis-à-vis des marchés mondiaux et de vulnérabilité aux fluctuations des prix.
  • Technologie et innovation : Le commerce international peut faciliter le transfert de technologies et d’innovations agricoles entre les pays, ce qui peut bénéficier aux producteurs vivriers en améliorant leurs pratiques agricoles, leur productivité et leur résilience aux chocs économiques et climatiques.

En résumé, le commerce joue un rôle important dans l’agriculture vivrière d’aujourd’hui en influençant les modèles de production, les pratiques commerciales et les relations économiques entre les pays. Bien géré, le commerce peut contribuer à la sécurité alimentaire, au développement économique et à la durabilité environnementale des systèmes agricoles vivriers à l’échelle mondiale.

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